Tous à la maison ! Des conseils pour cuisiner à la maison… comme des chefs

 

Chaque jour, les enfants racontent leur confinement dans notre rendez-vous franceinfo junior, transformé pour l’occasion en émission spéciale « Tous à la maison ! » Les 7-11 ans peuvent laisser leurs questions sur le Covid-19, leurs conseils pour s’occuper ou leurs tracas sur notre répondeur pour enfants au 01 47 79 40 00. Du lundi au vendredi, avec le magazine Astrapi, l’équipe du podcast pour enfants « Salut l’info ! » leur répond à l’antenne.

Penfant le confinement, les enfants sont nombreux à cuisiner avec leur papa ou leur maman, comme Gotham, 5 ans, qui fait des gâteaux maison. Ce vendredi, Salut l’info ! a invité à sa table une grande cheffe, Hélène Darroze. Au micro, elle donne la recette d’un plat adoré de son enfance : la tarte aux pommes, version rustique. Cuisiner c’est l’occasion aussi d’apprendre, c’est que nous raconte la cheffe.

Dans l’émission de ce vendredi, des questions aussi sur les masques, comme celle d’Esher, 7 ans, qui se demande pourquoi on réserve des masques aux médecins. On refait un point dans l’émission du jour.

Si votre enfant se pose des questions, s’il a des conseils à partager ou s’il veut nous raconter son expérience du confinement, notre répondeur « Salut l’info ! » est ouvert tous les jours au 01 47 79 40 00. « Tous à la maison », un podcast présenté par Estelle Faure, à réécouter sur les applications Radio France, BayaM et Apple Podcast, sur les sites de franceinfo et Astrapi.

 

« Je mange donc je suis » : le musée de l’Homme à Paris met les petits plats dans les traces des grands

Une exposition originale sur la place de l’alimentation à travers les âges et le monde, et son impact sur la planète.

 

Le musée de l’Homme organise une exposition temporaire sur l’art de la nourriture, jusqu’au 1er juin 2020, scandée dans son atrium par quatre banquets organisés sur des thématiques variées : ce fût un banquet préhistorique en décembre, ou développement durable en février… A chaque fois, des chefs prestigieux sont invités pour concocter un menu surprise pour une centaine de convives. Une initiative originale qui redonne un coup de jeune au musée.

Un chef étoilé au musée

Ce soir-là, c’est Régis Marcon, chef trois fois étoilé du guide Michelin, qui est aux commandes. Venu de St-Bonnet-Le-Froid, en Haute-Loire, loin de ses fourneaux, le chef a été accueilli chez le traiteur Fauchon qui a mis ses équipes à disposition pour tout cuisiner. Car au musée, point d’espace disponible pour cela, juste quelques fours et plaques d’appoint un brin improvisées. Il faut donc avoir tout préparé en amont, pour dresser sereinement la centaine d’assiettes dans la salle attenante à l’atrium. Sa feuille de route : un menu à l’impact le plus réduit possible sur l’environnement.

C’est pour Régis Marcon un pléonasme : sa cuisine est depuis toujours inspirée de celle que faisait sa maman, qui ne jetait rien… Et il est le chef qui a remis en lumière les légumineuses dans la gastronomie française. Pour lui, l’observation de la nature est primordiale : « Regardez ces pensées sauvages, ce sont des paysans qui m’avaient montré ça, quand on ferme les yeux, le goût vient après l’odeur quand on les déguste. Si on ne ferme pas les yeux, on n’obtient pas le même résultat gustatif… »

Une cuisine traditionnelle qui suit les cycles naturels

Des fleurs de pensées, ce sont les petites touches de couleurs qui finaliseront les amuse-bouche du banquet. L’un de ces amuse-bouche est entièrement violet : « C’est la première pomme de terre introduite en France, dans un petit village d’Ardèche en 1530 par un moine franciscain », explique notre chef aux convives, « on l’appelait la bleue ».

Utiliser des produits locaux, cultivés dans le respect de la nature, en jeter le moins possible : voilà le fondement de cette cuisine. Mais l’association des céréales et des légumineuses en est aussi un autre pilier. En effet, cette association permet d’obtenir les huit acides aminés qui font une alimentation équilibrée sur le plan des protéines, sans avoir besoin de faire appel à des protéines animales. Le plat principal de ce soir est donc à base de lentilles corail et vertes du Puy, avec une purée de potiron pour en faire le liant. Un pur délice…

De la préhistoire au supermarché

Après le banquet, les visiteurs peuvent aller se promener tranquillement dans l’exposition, ouverte pour l’occasion. Des salles aux thématiques larges : des découvertes sur l’alimentation des hommes préhistoriques -grâce à l’analyse du tartre resté sur leurs dents, qui permet de connaître 30 000 ans après le dernier aliment ingéré -, à la salle consacrée à notre alimentation contemporaine et qui questionne notre impact sur l’environnement de manière artistique et humoristique, en passant par le crâne d’Antonin Carême, pâtissier du roi, largement inspiré à l’époque par les artistes qui l’entouraient, et qui introduisit l’architecture et le dessin dans la pâtisserie.

Les convives et visiteurs d’un soir sont enchantés : « Associer la culture à la culture alimentaire, c’est un mariage parfait », nous dit ce jeune homme qui s’applique à cuisiner chez lui selon des préceptes durables.  « Une expérience originale et agréable », nous confie cette dame, accompagnée de sa sœur qui lui a offert cette soirée en guise de cadeau de Noël différé…

Christophe Lavelle, le commissaire de l’exposition, est un passionné d’alimentation, et des relations entre art et science. Il a eu l’idée d’illustrer les thématiques abordées par de grands repas : allier théorique et pratique, quoi de mieux en effet pour ingérer de nouvelles connaissances avec plaisir…